Espace blogue

Vincent
Par Vincent
Sept-Îles, C-N

19 novembre 2009

La septième île

La légende veut que Jacques Cartier, passant au large de notre baie et y devinant sept bouts de terre émergés, ait décidé de l’appeler la Baie des Sept-Îles, d’où découlera quelques centaines d’années plus tard, le nom de la ville. En réalité, il n’y en avait que six. C’est d’ailleurs toujours le cas… Le(s) pied(s) plus marin(s) que terrestre(s), il aurait confondu la presqu’île de Pointe-Noire située à l’entrée de la ville avec une île. On excusera volontiers M. Cartier qui a tout de même un C.V. relativement impressionnant. Et puis « sept », ça fait classe!

Cette histoire d’île m’a toujours fasciné. Je suis parti à la recherche de ma septième île. Et si finalement, cette dernière, n’était pas la Côte-Nord tout entière.

En effet, dès le départ pour rentrer sur ce territoire immense, et non moins sauvage, il faut prendre le bateau. La curieuse impression de quitter le continent est alors déroutante.Tadoussac, dont beaucoup déjà connaissent les charmes, pourrait alors, géographiquement, être le premier prétexte de votre visite. Mais je sais aussi qu’il en faut d’autres pour continuer la route 138.

Aussi je vous invite à inventer des prétextes. Passer aux Escoumins pour y découvrir une très belle anse et une chocolaterie pas mal du tout. Voir Pointe-Aux-Outardes pour le nom d’oiseau et l’emplacement. Admirer le barrage Manic-5 au nord de Baie-Comeau. Relaxer au phare de Pointe-des-Monts. Découvrir plus au nord, Fermont et son fameux mur. Prendre le train de Sept-Îles à Shefferville comme dans la chanson. Observer Havre-St-Pierre en pleine effervescence actuellement. Tomber sous le charme de Baie-Johan-Beetz et de sa maison emblématique. Aller jusqu’à Natashquan parce que Gilles Vigneault, mais aussi parce que la route s’y arrête (cf:panneau “138 EST - FIN”)…

Évidemment, je ne vous dis pas tout. Par exemple, l’accueil des gens n’a pas été abordé. J’ai volontairement omis des choses. Et non des moindres. Déjà parce que je ne travaille pas dans le tourisme, que je suis loin d’avoir la science infuse, mais surtout parce que je préfère que vous la découvriez vous-mêmes. Ce serait comme du « géocaching pas de GPS». Pas besoin ici, y a qu’une route. Tentez tout de même les quelques perpendiculaires qui jonchent le parcours : elles valent vraiment le coup.

Je ne saurais trop suggérer aux plus audacieux et autres personnes ayant le temps, de poursuivre l’aventure sur ladite Basse-Côte-Nord via le Nordik Express jusqu’à Blanc-Sablon. Le bateau est nécessaire (l’hiver, le skidoo est possible aussi) pour rallier les villages qui vous rappelleront un film. Et pour cause, Harrington Harbour fut le théâtre du tournage de la Grande Séduction. L’impression de vivre tel un insulaire vous traversera l’esprit.

La nécessité de prendre le traversier sur le Saguenay pour venir, l’immensité du territoire, le caractère sauvage et vierge des espaces, les anses, les baies, les plages magnifiques, l’ambiance et l’entraide y régnant, le souci d’appartenance à la région, et j’en passe. Oui, tout ici me fait penser que, chose plaisante à l’esprit, la Côte-Nord parait être une île. Enfin, ma septième île à moi…

1 commentaire

Partagez Envoyez cette page

Partagez vos commentaires sur cet article

Les champs marqués d’une étoile (*) sont obligatoires.

 

Commentaires (1)

  1. 14 décembre 2009

    Par Jorick

    « Alors zut Vincent. Je viens de finir de lire tes trois recits... Je doute, peut etre que le froid est une mauvaise excuse pour repousser cette visite d'un an an ou plus... tes dires sont enchanteurs et attirants. Qui sait, peut etre bientot, grace a toi ou a cause de toi. »