
Quarante-huit heures. C’est le temps qu’il aura fallu à Caroline Paquin pour décider de quitter Montréal. Rien ne laissait présager un tel changement de vie. De passage pour un week-end, celle qui avait juré de ne jamais s’établir à l’est de Québec est tombée sous le charme de la Côte-Nord. Et sa famille aussi.
« On était sur le fleuve, en plein mois d’octobre, se rappelle Caroline. Bien sûr, les paysages d’automne étaient magnifiques, mais il y avait plus que ça. À un moment donné, j’ai senti que toute la tension accumulée ces dernières années s’envolait, que je respirais enfin profondément. C’est devenu très clair : j’étais à la bonne place. »
Deux semaines plus tard, le condo de l’Île-des-Soeurs était vendu et la nouvelle maison, surplombant le fleuve, trouvée. À peine la transaction complétée, Caroline se faisait offrir un poste de cadre dans le domaine touristique. Quant à son conjoint, François Gariépy, il n’a pas hésité à vendre ses quatre maisons de production montréalaises pour en lancer une nouvelle, à Baie-Comeau.
DES COMPÉTENCES RECONNUES
Caroline est diplômée en tourisme, mais a surtout acquis son expérience dans la vente. Après 10 ans comme représentante pour les papiers fins Cascades, cette performeuse a eu envie de revenir à ses premières amours. Mais lorsqu’elle a frappé aux portes des organismes touristiques de la métropole, on trouvait qu’elle manquait d’expérience… En Côte-Nord, on a plutôt vu son bagage comme un atout : autonome, organisée et très habile en relations clients, Caroline avait le profil tout désigné pour diriger les communications, le marketing et les ventes du Jardin des glaciers, un attrait touristique majeur lancé cet été.
LES AVANTAGES DU BON VOISINAGE
Pour se garder en forme, le couple préfère la pelle à la souffleuse. Mais lorsque à 8 h l’entrée n’est pas encore déneigée, tant pis pour la forme, un voisin s’en charge. « C’est agréable d’avoir un réseau de connaissances. On n’y fait pas appel sans arrêt, mais on sait que si on est mal pris, on peut compter sur lui. Et vice versa », se réjouit Caroline. La veille, ses voisins avaient d’ailleurs organisé un souper pour souligner son anniversaire. « Les gens nous ont accueillis à bras ouverts. J’ai l’impression de les côtoyer depuis beaucoup plus longtemps. »
REGARD D’ENFANT
Anthony a 10 ans. Un pied posé dans la préadolescence, il a dû quitter ses amis au milieu d’une année scolaire et commencer une nouvelle vie à 800 km de chez lui. « Il était triste au début, mais sa bonne humeur a vite repris le dessus », mentionne Caroline. Arborant le même sourire pétillant que sa mère, Anthony précise qu’il fait maintenant partie d’une nouvelle équipe de soccer, l’une de ses passions. Sur ce point, le couple apprécie la proximité des activités et l’entraide entre parents, des avantages qui simplifient énormément la gymnastique des horaires.




Commentaires (4)
27 octobre 2009
Par Marie-Pierre
« Votre arrivée sur la Côte Nord est un plus pour vous mais pour nous aussi! Vous faites parti d'un vent de fraicheur qui semble souffler vers ici depuis un certain temps. »
25 octobre 2009
Par Annie Tremblay
« Quel cheminement! Un débordement de bohneur! »
21 octobre 2009
Par Marc
« Le sourire de Caroline est contagieux. Vous me faites réfléchir... »
27 juillet 2009
Par Véronique Poulin
« Quelle belle histoire... Beaucoup de gens tombent en amour avec la Côte-Nord. C'est toujours un plaisir d'entendre ces histoires... »