
Quand on pousse la porte, on croit entrer chez un antiquaire. Mais ces objets chargés de souvenirs ne sont pas à vendre. Offerts, prêtés ou dénichés au fil des ans, ils donnent vie à l’atelier de Claude Bonneau. Un vaste tableau en trois dimensions dans lequel on peut s’asseoir, lire, rêver et même jouer de la musique pendant que l’artiste fait danser ses pinceaux.
Vibrantes et chaleureuses, les toiles de Claude Bonneau ont été exposées au Carrousel du Louvre, à Paris. Elles garnissent aussi plusieurs collections privées partout au pays ainsi qu’aux États-Unis, en Europe et en Asie. Mais c’est ici, dans sa région, que le peintre préfère puiser son inspiration. « Au Symposium de peinture de Baie-Comeau, je rencontre des artistes de partout. Chaque fois, ils sont étonnés par l’énergie créative qu’on ressent ici. »
TOUS LES CHEMINS MÈNENT À L’ART
« À huit ans, j’ai convaincu mes parents de m’inscrire à un cours de dessin. C’était le début d’une formidable aventure! » Provenant d’un milieu très pauvre, le petit garçon qui n’aimait pas l’école était alors loin de penser que sa passion lui permettrait un jour de gagner sa vie. C’est donc vers une formation de carrossier qu’il s’est tourné. Un métier qu’il pratique toujours (depuis 22 ans) à l’Aluminerie Alcoa de Baie-Comeau.
« C’est une autre forme d’art. Au fond, j’aime travailler avec mes mains, j’éprouve la même satisfaction quand je termine un travail complexe et que tout est lisse. On pourrait dire que je suis un artiste du pinceau… et du chalumeau! »
Du marteau aussi. Car au-dessus de son atelier, Claude Bonneau a métamorphosé d’anciens bureaux en appartement digne des plus belles revues de décoration. Donnant libre cours à son imagination, le peintre a transformé en éléments architecturaux les colonnes d’un ancien lit à courtines, les marches du plus vieil hôtel de Baie-Comeau et une foule d’autres trésors.
POINT D’ANCRAGE
Le résultat, aussi émouvant qu’une œuvre d’art, a exigé trois ans de travail. Il faut dire que l’homme a un emploi du temps chargé. Même si Alcoa le libère pour participer aux symposiums, expositions et autres événements artistiques, Claude Bonneau tient à garder son emploi de carrossier. « Ça me permet de rester groundé, près de mes collègues, dans ma région. J’ai besoin de ça pour que ma vie soit équilibrée. »
Si l’occasion se présente de visiter son atelier ou l’une des galeries qui exposent ses toiles, à Baie-Saint-Paul, Québec et Montréal, n’hésitez pas à entrer dans son univers coloré. Un univers libre et heureux à l’image de la Côte-Nord, toile de fond de sa vie et de son inspiration.




Commentaires (2)
17 août 2009
Par coconoel25
« http://www.claudebonneau.com/ »
30 juillet 2009
Par Ann
« pourquoi ne pas indiquer votre site internet??? »