
Au premier coup d’oeil, elle peut sembler délicate du haut de ses cinq pieds deux. Mais si la détermination avait un nom, ce serait celui d’Élise Leblanc. Retenez-le bien, vous risquez de l’entendre souvent. Car la jeune femme, revenue à Sept-Îles au printemps 2008, a des projets plein la tête pour sa ville natale.
Elle vient tout juste de fêter ses 30 ans, mais sa feuille de route est déjà bien garnie : études en anthropologie à l’Université Laval, stage à Paris et en Mauritanie… Élise a aussi passé deux ans sur les bateaux de pêche pour relever des échantillons de vie marine dans le fleuve Saint-Laurent. Deux années pendant lesquelles elle était la seule fille à bord, naviguant des Escoumins à Blanc-Sablon, par tous les temps.
Une expérience difficile? « Pas du tout! C’est sûr que j’ai écumé pendant les tempêtes, éviscéré les poissons et dû faire preuve d’ingéniosité quand il n’y avait pas de toilette à bord… Mais j’ai fait ma place. C’était une expérience humaine très riche, avec en prime une méchante dose d’adrénaline! ».
Retour au port
Reste qu’un jour, Élise a eu envie d’un peu de stabilité. Habile de ses mains et artiste dans l’âme, elle décroche un diplôme en carrelage et travaille quelques années à Québec, puis à la Baie-James avant de prendre une grande décision : revenir à Sept-Îles – qu’elle avait quittée « pour voir le monde » – et se lancer en affaires comme conceptrice de mosaïque, de céramique et de vitrail.
« Ma famille me manquait. La mer aussi. Et il n’y avait pas de meilleur endroit pour partir à mon compte : il y a moins de concurrence, c’est plus facile d’obtenir l’aide des organismes et le contact est plus personnalisé. Plus rapide aussi, pas besoin de prendre un numéro et d’attendre deux semaines qu’on nous rappelle. »
Toutes voiles dehors
En entrant dans le petit atelier qu’elle a aménagé avec l’aide de sa mère (« une femme extraordinaire! »), on voit que son entreprise a le vent dans les voiles. Celle qui vient de décrocher les prix régionaux Création d’entreprise et Femme d’affaires d’aujourd’hui, dans le cadre du volet régional du Concours québécois en entrepreneuriat, compte déjà plusieurs réalisations majeures à son actif. Comme ce spectaculaire vitrail de treize pieds ornant le bar du Seven Grill. Ou la splendide mosaïque qu’on peut admirer au Edgar Café Bar, inspirée par les portes de la célèbre Casa Milà d’Antoni Gaudí.
Lorsqu’elle parle de cet architecte, Élise s’anime. « Ses créations ont forgé l’âme de Barcelone. Mais ici aussi, on peut mettre en valeur les beautés de la nature en créant des lieux magiques et inspirants, où on a envie de passer du temps. » À cet effet, elle souhaite transformer la rue Arnaud (qui longe le fleuve) en « mini Parc Guëll », avec bancs et bacs à fleurs en mosaïque, aires de jeu, jardins communautaires et explosion de verdure.
Évidemment, un tel enthousiasme est contagieux. Lorsque à la blague on lui suggère de briguer la mairie de Sept-Îles, sa réponse est immédiate. « Oui, c’est dans mes plans. Dans quelques années. » Gageons qu’elle n’attendra pas jusque-là pour donner vie à ses projets audacieux, elle qui affirme avec passion ne vouloir les réaliser nulle part ailleurs.
LES COUPS DE CŒUR D’ÉLISE
- Les plages à marée basse
« La paix complète. C’est tellement beau, et c’est dans notre cour. » - Les excursions vers les îles, en kayak ou en catamaran
« As-tu vu le terrain de jeu qu’on a ici? » - Le village de Pointe-aux-Anglais
« Une plage majestueuse arpentée par 11 km de sentiers pédestres. »



Commentaires (2)
15 septembre 2010
Par samir
« salut elise, oui je suis pour une belle vie dans cet endoit calme samir en chantee »
5 août 2009
Par Bob Sirois
« Je lui souhaites de bien réussir dans ses projets. Ca prends des gens comme elle pour stimuler un belle région comme la Cote-Nord. Longue vie a son entreprise et a Léo aussi. »